Nuit

Il fait noir. Tim pleure, je le tiens contre moi , je lui murmure des mots de réconforts, lui caresse le visage, les cheveux, rien n'y fait. Il est térorisé, ses sanglots silencieux ne peuvent s'arrêter. Moi, moi je me contente de le serrer contre moi, de le rassurer, de lui dire que tout va bien se passer. Comme si je le savais !!!! Je suis térorisée moi aussi, je pleurerais si je le pouvais. Mais qui rassurerait Tim après ?? Je me devais de veiller sur lui, de faire tout mon possible pour qu'il aille mieux, il était comme mon petit frère..J'ai senti quelquechose sur ma jambe, quelquechose de doux, mais le contact m'a fait sursauté. J'ai ouvert les yeux, ce n'était qu'un chat. Non pas qu'un chat, notre chat, Garfield , Tim étant fan de la célèbre bande dessiné. Je l'ai carressé, machinalment, et ses ronrons réguliers sont venus s'ajouter aux sanglots de Tim. C'était les deux seuls bruits que je percevais. Je ne savais pas depuis combien de temps nous étions là. Je me souvenais à peine d'où nous étions. Pas loin de notre appartement, j'en été sûre, je nous avait fait entré dans le premier endroit qui semblait vide et ouvert que j'avais trouvé. Notre appartement, du moins ce qu'il en reste, je n'osais même pas imaginé dans quel état il était, saccagé...j'espérais que rien de trop..important ne s'y été produit ... et Jesse, ou était-il ?? Comment allait t'il ??? Que s'était-il passé quelques heures plus tôt ?? J e détestait l'ignorance, dans des situations comme celle-ci encore plus ...Ses derniers mots ont été "Sortez !!!" puis "Ne t'inquiètes pas, et n'oublis pas All will be fine ". Il n'avait pas le doit de me dire ça là, pas dans un moment pareil. "All will be fine 'cause I'll protect you, thinking of you save me for all ..." La chanson résonnait dans ma tête, je ne voulais plus l'entendre, c'était trop facil !!! Ces derniers mois, il fallait y croire, que tout irait mieux ... mais cette soirée a réussi à mettre à néant tout nos efforts, nos recherches .... non, je disais ça parce que j'étais sous le choc, surment aussi a cause de la fatigue ... il fallait dormir, je devais rester positive, demain, j'aurais besoin de toute mes forces. J'ai commencé à bouger afin de trouver une position plus confortable, Tim a relevé la tête, il avait arrêter de pleurer, il m'a regardé puis m'a dit :
"-Mel, tu crois que Jesse va bien ?
-Je l'espère Tim, il nous l'a promis
-Comme dans sa chanson ....tout ira bien si l'on pense à lui
-Oui ... tout ira bien
-Mel ?
-Oui Timothé ?
-Tu veux bien me la chanter, la chanson ? ...
Je me suis mise a fredoné les paroles, doucement, en espérant que Tim s'endorme tranquilement ... Et tout en m'allongeant sur le sol, le gardant contre moi, j'ai reconnu en souriant le bruit du parquet du vieux gymnase. C'était un réconfort de se dire que nous étions dans un endroit familier.

# Posté le lundi 29 décembre 2008 18:54

Modifié le samedi 22 août 2009 16:19

Diary. One

Diary. One
Il y a deux minutes, j'ai retrouvé ses lettres. Elles ne sont pas nombreuses, juste deux. Une avant, une après. Le reste, c'était par message, messages dont il ne reste que des souvenirs. Je dit "retrouvé" parce que je croyais les avoirs perdues, j'en avais éprouvé de la culpabilité, mais qu'un peu, il était pour moi inconcevable que je les aies perdues, je me disais que je les avait si bien cachées que moi même je ne les trouvais plus. C'est dingue, les retrouver maintenant, enfouis dans mon exemplaire de "The host" de Stephenie Meyer. C'est dingue de les retrouver aujourd'hui, après tout ce temps, aujourd'hui où il m'arrive de me sentir seule avec mes soucis ( qui est malgrès ses 6 lettres un bien grand mot ). Alors que je ne le suis pas. J'ai dans mon répertoire plusieur personnes à qui je pourrais parler. Mais non. Déjà, je n'aime pas parler au téléphone. Et puis, je vais rarement vers les gens pour leur parler de moi. Sauf avec lui, avant, j'osais, je lui demandais si je pouvais passer, et il m'arrivait de parler. Les lettres, cela m'a fait bizarre de les relires. J'ai l'impression que ça fait des années alors que ça ne fait qu'un an. Personne depuis n'a comptait autant que lui. Personne. J'aimerais qu'il me contacte, qu'il prenne des nouvelles, qu'il me demande comment c'est l'Amérique, qu'il soit encore là, comme il le disait dans ses lettres. Comme quand nous avions réussis à être amis, à se parler sans ambigüeté de nos vies respectives, de nos chagrins. J'aimerais pouvoir lui parler de Jesse, de son petit frère, Tim, qui m'a tant fait penser à mon Lucas ...
La vérité est là, il me manque, comme tout ceux que j'ai laisser en France, mais lui, Ben, il me manquait déjà là-bas ...

# Posté le lundi 16 février 2009 08:54

Modifié le samedi 22 août 2009 16:50